Fin du secret immobilier à l’étranger : l’OCDE vient d’annoncer l’AMAC RBI…

Un homme tient une valise pour aller trouver de nouveaux marchés en France avec la ville de Paris en fond

En matière d’échanges de renseignements, un accord majeur vient d’être annoncé début décembre 2025 : l’AMAC RBI (Accord Multilatéral entre Autorités Compétentes sur les Renseignements relatifs aux Biens Immobiliers). Après le secret bancaire, c’est au tour de l’immobilier…

L’objectif est simple : permettre à chaque administration fiscale d’avoir une vision complète et fiable des biens immobiliers détenus par ses résidents, même à l’étranger.

25 (premiers) états et un territoire, dont la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, ou encore le Royaume-Uni, déclarent soutenir ce nouvel accord international pour la levée du secret des biens immobiliers détenus à l’étranger.

Liste des signataires actuels : Afrique du Sud, Allemagne, Belgique, Brésil, Chili, Corée, Costa Rica, Espagne, Finlande, France, Grèce, Islande, Irlande, Italie, Lituanie, Malte, Nouvelle-Zélande, Norvège, Pérou, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Slovénie, Suède, Gibraltar.

D’ici 2029-2030, la France recevra automatiquement chaque année :

  • l’adresse et la localisation des biens
  • la valeur du bien
  • l’identité des propriétaires personnes physiques ou sociétés
  • les informations sur le bénéficiaire effectif
  • les revenus locatifs perçus
  • les éventuelles ventes ou plus-values réalisées
  • les éventuelles donations effectuées

Conséquences directes :

  • les loyers à l’étranger réintègreront l’impôt sur le revenu.
  • la valeur des biens hors de France entrera dans le calcul de l’IFI.
  • les transmissions internationales seront visibles.

A noter : la France avait déjà engagé plus de 50.000 contrôles durant les 5 dernières années pour des biens immobiliers détenus à l’étranger et non déclarés, avec, pour conséquence, des redressements moyens d’environ 30.000 € par dossier contrôlé.

Ce mouvement n’est que le début d’une plus vaste opération : l’OCDE prépare une transparence complète sur l’ensemble des actifs non financiers.

Nous encourageons donc les contribuables propriétaires de biens à l’étranger à consulter leur avocat fiscaliste et à procéder à une régularisation spontanée de leurs biens immobiliers non déclarés à l’étranger pour se protéger et anticiper au plus vite le risque fiscal et pénal.

Richard Bellanger | RB CONSEIL

Source : https://presse.economie.gouv.fr/engagement-collectif-a-echanger-les-renseignements-deja-disponibles-sur-les-biens-immobiliers/